mardi 20 janvier 2009
P.H. SIMON et la littérature.
J’ai rencontré Pierre-Henri SIMON aux alentours de mes vingt ans, cinq ou six ans avant son décès. Nous avions parlé de MAURIAC, qu’il admirait, que je vénérais. Je ne sais s’il fut aise de discourir d’un autre plutôt que de lui et de son œuvre, que je ne connaissais pratiquement pas à l’époque, mais la profonde humanité qui émanait de cet homme me convainquit qu’il n’en prît ombrage. Il me souvient aussi d’une certaine lassitude dans son regard, qui disparut lorsque nous évoquâmes quelques secondes ses sœurs, amies de ma grand-mère paternelle, qui l’encensaient comme une icône dans leur demeure saintaise. Nous les nommions “les demoiselles”.
Cet écrivain, intellectuel catholique engagé, qui fut un des premiers et des rares à combattre la torture en Algérie, parle ici de la littérature d’après les années cinquante. Rien n’a guère changé, et comme le préconise SOLLERS, lisez les classiques, car dans ce fatras de parutions dont on nous abreuve à longueur de semaine, combien d'auteurs se distinguent de l'uniformité et de la platitude du langage?
