<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Le Plumier</title><link>http://patrickpike.canalblog.com/</link><description>Au gr&#xe9; de ma fantaisie</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 11 Nov 2009 04:56:21 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Simplifier l&apos;orthographe, &#xe7;a ne marche pas!</title><dc:creator>patrickpike</dc:creator><link>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/09/08/14998291.html</link><category>litt&#xe9;rature</category><category>de Closets</category><category>marche</category><category>orthographe</category><category>simplification</category><comments>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/09/08/14998291.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://patrickpike.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14998291/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/09/08/14998291.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/34/02/382693/43706590.gif&quot;&gt;&lt;img height=&quot;250&quot; width=&quot;135&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/34/02/382693/43706590_p.gif&quot; alt=&quot;marcheur&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je pourrais prendre pour exemple tous les m&#xe9;tiers du monde ou tous les arts pour illustrer mon propos. Un potier qui ne saurait travailler l&apos;argile risquerait fort de ne cr&#xe9;er qu&apos;informe poterie inutile et pas m&#xea;me d&#xe9;corative. Mais on me taxerait de biaiser ma d&#xe9;monstration au pr&#xe9;texte que modeler la glaise ne s&apos;applique pas &#xe0; tous et n&apos;est pas forc&#xe9;ment n&#xe9;cessaire, alors que parler et &#xe9;crire notre langue rel&#xe8;ve d&apos;une activit&#xe9; quotidienne et indispensable.&lt;br /&gt;Je pendrai donc pour exemples la marche ou bien le go&#xfb;t, mais encore la tenue et pourquoi pas l&apos;expression, toutes ces choses qui monopolisent notre existence alors m&#xea;me que nous n&apos;en avons nulle conscience.&lt;br /&gt;Marcher est un d&#xe9;fi &#xe0; l&apos;&#xe9;quilibre puisque l&apos;ensemble du corps ne repose que sur un seul point d&apos;appui lorsque l&apos;une des jambes se projette vers l&apos;avant, en alternance, comme pour chuter. Pour contrecarrer le mouvement du bassin et conserver son axe, alors qu&apos;il effectue un mouvement rotatoire, le bras, du c&#xf4;t&#xe9; de la jambe qui avance, est rejet&#xe9; en arri&#xe8;re. Pas simple pour un nourrisson dont l&apos;exploration terrestre se fait en rampant ou &#xe0; quatre pattes. Apr&#xe8;s l&apos;apprentissage, pourtant, long et douloureux lors de quelques chutes, il effectuera le mouvement sans y prendre garde, puis d&#xe9;veloppera sa propre mani&#xe8;re de se d&#xe9;placer. Sans cela l&apos;enfant ne marchera jamais et certaines pathologies g&#xe9;n&#xe9;tiques, acquises ou accidentelles condamnent au fauteuil.&lt;br /&gt;Le go&#xfb;t, &#xe9;galement, ne s&apos;acquiert qu&apos;avec l&apos;apprentissage et le refus d&apos;une nourriture inconnue est patente chez l&apos;enfant qui ne l&apos;accepte qu&apos;&#xe0; l&apos;exemple de ses parents l&apos;absorbant devant lui. Vieux r&#xe9;flexe de notre animalit&#xe9; omnivore qui nous fait se m&#xe9;fier de tout ce qui est nouveau. Mais une fois le go&#xfb;t acquis, libre &#xe0; l&apos;enfant d&apos;en d&#xe9;velopper les nuances et les m&#xe9;langes. Les ruminants n&apos;ont pas ce dilemme, ils broutent la m&#xea;me herbe depuis l&apos;origine.&lt;br /&gt;Quant &#xe0; la tenue et l&apos;expression, il s&apos;agit toujours d&apos;apprentissage et donc d&apos;&#xe9;ducation. Selon ce que l&apos;on vous aura montr&#xe9; et selon l&apos;effort que vous aurez fait pour les acqu&#xe9;rir, ou votre simple disposition, vous para&#xee;trez, pour simplifier, exquis ou vulgaire.&lt;br /&gt;Et il en est ainsi de la langue et plus particuli&#xe8;rement de l&apos;orthographe que quelques invalides s&apos;&#xe9;chinent &#xe0; vouloir simplifier. Mais comme on ne peut simplifier la marche pour avancer, au risque de claudiquer, il en est de m&#xea;me de l&apos;&#xe9;criture pour se faire comprendre, au risque de se ridiculiser. Fran&#xe7;ois de Closets, qui a commis un bouquin totalement inutile sur l&apos;opportunit&#xe9; de simplifier l&apos;orthographe, avoue avoir souffert de ne pas toujours savoir correctement &#xe9;crire. Il a pourtant vagabond&#xe9; du droit &#xe0; la science et que je sache, cette derni&#xe8;re ne se compla&#xee;t pas dans l&apos;approximation. Imaginez un chimiste disposant des atomes de carbone comme bon lui semble, peut-&#xea;tre obtiendrait-il un compos&#xe9; —apr&#xe8;s tout, pourquoi pas, si les liaisons s&apos;acceptent?— tr&#xe8;s original, mais totalement inutile, certainement.&lt;br /&gt;Il y a des r&#xe8;gles pour tout —malheureusement diront certains— et c&apos;est &#xe0; partir de ces r&#xe8;gles, &#xe9;tudi&#xe9;es, acquises, ma&#xee;tris&#xe9;es, que s&apos;&#xe9;labore ensuite l&apos;œuvre ou l&apos;ouvrage. Le meilleur exemple est celui de la peinture o&#xf9; les plus grands de nos contemporains ont d&apos;abord acquis les fondamentaux en copiant les classiques avant de d&#xe9;structurer leurs toiles. Ceux qui n&apos;en passent pas par l&#xe0; ne font que des cro&#xfb;tes dont ils pensent qu&apos;elles sont des chefs d&apos;œuvre. Sans doute du point de vue de leur grammaire ceux qui n&apos;ont pas fait l&apos;effort de dominer l&apos;orthographe aimeraient-ils qu&apos;elle f&#xfb;t &#xe0; leur image, mais au risque de devenir incompr&#xe9;hensible la langue avec eux, qui plus est, s&apos;en retournera vers l&apos;origine: l&apos;onomatop&#xe9;e.&lt;br /&gt;Ainsi de tout artisan dont le travail doit s&apos;accomplir dans les r&#xe8;gles de l&apos;art, sinon on aborde aux rives du bricolage.&lt;br /&gt;Tout comme un enfant rebelle &#xe0; la difficult&#xe9; de la marche reste l&apos;animal &#xe0; quatre pattes que nous f&#xfb;mes originellement.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 08 Sep 2009 12:54:01 GMT</pubDate></item><item><title>C.F. Ramuz.</title><dc:creator>patrickpike</dc:creator><link>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/08/15/14746211.html</link><category>litt&#xe9;rature</category><category>la pl&#xe9;iade</category><category>litt&#xe9;rature</category><category>Ramuz</category><category>roman</category><comments>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/08/15/14746211.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://patrickpike.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14746211/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/08/15/14746211.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#000033&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/62/22/382693/42818356.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img height=&quot;300&quot; width=&quot;184&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;01037754921&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/62/22/382693/42818356_p.gif&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C&#xe9;line affirmait —peut-&#xea;tre pour ce qu&apos;il lui redevait dans l&apos;&#xe9;mergence d&apos;un style o&#xf9; l&apos;&#xe9;crit et le parl&#xe9; tentent de se confondre— qu&apos;il serait, avec lui, le romancier dont on lirait les œuvres au cours de ce XXIe si&#xe8;cle. Je ne sais si cette pr&#xe9;diction se r&#xe9;alisera, ce qui est certain en revanche, c&apos;est qu&apos;on n&apos;entre pas dans l&apos;univers de Ramuz sans &#xe9;prouver nostalgie, attrait et d&#xe9;couverte d&apos;un monde aux personnages troublants. Par les images qu&apos;il suscite du pays Vaudois, contr&#xe9;e rude, contrast&#xe9;e, et les personnages qu&apos;il peint, &#xe2;pres, cruels, na&#xef;fs aussi, il me rappelle Giono, moins flamboyant sans doute, plus intimiste, plus proche d&apos;une r&#xe9;alit&#xe9; dont on se demande si elle ne d&#xe9;sagr&#xe8;ge pas encore, toujours, les &#xea;tres qui la vivent dans quelque recoin de nos montagnes, de nos vall&#xe9;es, mais aussi au cœur m&#xea;me de nos villes.&lt;br /&gt;Il y a chez Ramuz d&apos;abord une langue, travaill&#xe9;e, fondue dans le creuset de sa passion qui peut d&#xe9;concerter de prime abord, pr&#xe9;curseur d&apos;une oralit&#xe9; qu&apos;il voulait transcender pour la fusionner dans l&apos;&#xe9;crit, s&apos;interrogeant sur la n&#xe9;cessit&#xe9;, l&apos;emploi d&apos;un terme, d&apos;une expression, tel, par exemple cet &amp;quot;&#xe0; cause que&amp;quot; qu&apos;on ne rencontre plus gu&#xe8;re, correct cependant —mais l&apos;&#xe9;crivain n&apos;est-il pas aussi et surtout le forgeron des mots, n&apos;en d&#xe9;plaisent aux puristes?— et qu&apos;on retrouve chez les auteurs classiques. Tallemant des R&#xe9;aux en fait un usage immod&#xe9;r&#xe9;. Lorsqu&apos;on aborde les premi&#xe8;res lignes de ses romans l&apos;&#xe9;criture para&#xee;t simple, voire simpliste, mais trois lignes plus bas on est d&#xe9;j&#xe0; dans l&apos;histoire, on sent l&apos;odeur de la terre ou le go&#xfb;t du potage du soir, on subodore la mis&#xe8;re, le chagrin mais aussi les joies que vont vivre ceux qui s&apos;animent sous la lecture, on pressent le mystique des combats que vont se livrer les personnages de ces multiples aventures qui s&apos;&#xe9;tayent comme ceux d&apos;une bible.&lt;br /&gt;Car c&apos;est &#xe9;galement cela qui sous-tend l&apos;œuvre de Ramuz, ce protestant nourrit d&apos;&#xe9;tude biblique, foi qu&apos;il abandonne pour l&apos;agnosticisme, cette relation du divin avec le terrestre, dont quelques ouvrages, comme celui que je lis en ce moment, &amp;quot;Le R&#xe8;gne de l&apos;esprit malin&amp;quot;, font &#xe9;tat de cette confrontation de la vie terrestre avec l&apos;inexplicable, le myst&#xe8;re.&lt;br /&gt;Les hommes &#xe9;tant p&#xe9;tris dans le malaxage des &#xe9;v&#xe9;nements qui se succ&#xe8;dent, incompr&#xe9;hensibles &#xe0; leur esprit irrationnel, les poussant jusqu&apos;&#xe0; la mort, jusqu&apos;au crime.&lt;br /&gt;Ramuz peint l&apos;univers du petit peuple, villageois ou campagnard, dont les &#xe9;motions, les actions, les troubles, l&apos;amour, la haine, la jalousie vont bien au del&#xe0; de ses montagnes natales, franchissant les limites de leur microcosme pour venir nous parler, nous &#xe9;mouvoir, nous &#xe9;tonner.&lt;br /&gt;Nous ressembler parfois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ramuz - Romans - La Pl&#xe9;iade, tome I et II&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 14 Aug 2009 23:26:00 GMT</pubDate></item><item><title>Le livre du Graal.</title><dc:creator>patrickpike</dc:creator><link>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/08/03/14637211.html</link><category>litt&#xe9;rature</category><category>chevaliers de la table ronde</category><category>Galaad</category><category>Gallimard</category><category>la pl&#xe9;iade</category><category>Lancelot</category><category>le livre du Graal</category><category>Perceval</category><category>roi Arthur</category><comments>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/08/03/14637211.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://patrickpike.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/14637211/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/08/03/14637211.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#000033&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/26/382693/42450736.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;190&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/69/26/382693/42450736_p.jpg&quot; alt=&quot;9782070113446_1_75&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Je l&apos;attendais depuis de longs mois. Le troisi&#xe8;me tome du Livre du Graal est sorti fin mai dans la Biblioth&#xe8;que de la Pl&#xe9;iade. Apr&#xe8;s avoir lu les deux premiers volumes des aventures d&apos;Arthur et de ses chevaliers, me manquait comme une frustration la poursuite de cette qu&#xea;te du Graal par Perceval et Galaad suivant la derni&#xe8;re partie de celle de Lancelot.&lt;br /&gt;C&apos;est chose faite d&#xe9;sormais et je dois dire, en compl&#xe9;ment des œuvres de Chr&#xe9;tien de Troyes dont il ne faut pas oublier qu&apos;il fut l&apos;origine de cette somptueuse saga, que tout ce qui fut &#xe9;crit depuis, en terme d&apos;aventure extraordinaire, fait p&#xe2;le figure eu &#xe9;gard aux exploits des Chevaliers de la Table Ronde aid&#xe9;s en cela par une esp&#xe8;ce de Deus ex machina venant toujours &#xe0; propos gu&#xe9;rir, r&#xe9;conforter ou sauver les preux s&apos;entre-tuant.&lt;br /&gt;Nos enfants qui se repaissent de &amp;quot;mangas&amp;quot; devraient &#xe0; l&apos;&#xe9;vidence y trouver leur bonheur de spectaculaire, de merveilleux et d&apos;irr&#xe9;el avec en prime une le&#xe7;on d&apos;&#xe9;criture dans la traduction en fran&#xe7;ais moderne, quasi parfaite, de l&apos;&#xe9;quipe dirig&#xe9;e par Daniel Poirion. Si le cœur leur en dit, ils pourront &#xe9;galement lire le texte en vieux fran&#xe7;ais puisque chaque page des trois tomes est partag&#xe9;e par les deux versions.&lt;br /&gt;Il n&apos;est pas utile de rappeler l&apos;histoire du roi Arthur, ce jeune homme inconnu qui devient roi gr&#xe2;ce &#xe0; l&apos;aide divine, seul capable de tirer l&apos;&#xe9;p&#xe9;e Excalibur du bloc de pierre dans lequel elle &#xe9;tait fich&#xe9;e. Le cin&#xe9;ma et diverses narrations ou bandes dessin&#xe9;es ont repris le th&#xe8;me de cette qu&#xea;te du Saint Graal qui a marqu&#xe9; les esprits du Moyen-&#xc2;ge. Plus que tout, Cervant&#xe8;s, lecteur sans doute attentif du roman lors de sa captivit&#xe9;, a su modeler selon son imagination et son humour la chevauch&#xe9;e de ces hommes sans crainte dans son Don Quichotte. &lt;br /&gt;Il n&apos;est pas rare en effet, au cours de la lecture du Graal, de voir se superposer les images des h&#xe9;ros respectifs de la l&#xe9;gende sur celle du pauvre hidalgo, mises &#xe0; part les tueries et autres massacres dignes des &#xe9;pop&#xe9;es les plus sanglantes. La mort, en ce temps-l&#xe0;, n&apos;&#xe9;tait pas per&#xe7;ue comme de nos jours, certains qu&apos;ils &#xe9;taient d&apos;acc&#xe9;der, &#xe0; travers elle, &#xe0; la droite du p&#xe8;re. Car on assiste &#xe0; la messe, on communie et suit avec assiduit&#xe9; les diff&#xe9;rentes heures de pri&#xe8;re avant de tuer sans vergogne. Il y a toujours une abbaye ou un ermitage proche pour y aller s&apos;agenouiller.&lt;br /&gt;Et les combats sont f&#xe9;roces, sans merci; les ruses nombreuses; les amours &#xe9;voqu&#xe9;es sans honte; mais la virginit&#xe9;, &#xe9;rig&#xe9;e en symbole, seule capable d&apos;amener &#xe0; son terme la qu&#xea;te du h&#xe9;ros, est le fil rouge de ce roman, simple r&#xe9;cit &#xe0; l&apos;origine, qui fut le best-seller, la nourriture spirituelle des esprits du Moyen-&#xc2;ge.&lt;br /&gt;On ne peut acc&#xe9;der &#xe0; la finalit&#xe9;, au but de cette qu&#xea;te, que le corps vierge et l&apos;&#xe2;me pure, quand bien m&#xea;me le sang tacherait-il la main du h&#xe9;ros qui ficha, en se brisant, la lance qu&apos;elle tenait dans la chair de ceux qui os&#xe8;rent s&apos;opposer &#xe0; l&apos;œuvre qu&apos;il devait accomplir.&lt;br /&gt;Toute recherche, toute œuvre ne se peut concr&#xe9;tiser sans la totale abn&#xe9;gation de celui qui l&apos;entreprend. En cela ce conte est d&apos;une &#xe9;tonnante modernit&#xe9;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#000033&quot;&gt;Le Livre du Graal - tome III - La Pl&#xe9;iade - Gallimard - 65€&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 03 Aug 2009 19:30:39 GMT</pubDate></item><item><title>Bernard Debr&#xe9;, un humaniste.</title><dc:creator>patrickpike</dc:creator><link>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/06/01/13924940.html</link><category>science</category><category>Bernard Debr&#xe9;</category><category>dictionnaire amoureux</category><category>m&#xe9;decine</category><category>Plon</category><comments>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/06/01/13924940.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://patrickpike.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13924940/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/06/01/13924940.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/37/69/382693/40167391.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;196&quot; height=&quot;300&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/37/69/382693/40167391_p.jpg&quot; alt=&quot;debr_&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#000033&quot;&gt;Bernard Debr&#xe9; est professeur de m&#xe9;decine avant d&apos;&#xea;tre un homme politique. C&apos;est aussi un humaniste qui se dessine au travers des pages de son dictionnaire amoureux qui, comme tous les tomes de cette collection &#xe9;dit&#xe9;e par Plon, peut se lire au choix article par article ou selon le d&#xe9;sir, au hasard des sujets class&#xe9;s par ordre alphab&#xe9;tique, en se r&#xe9;f&#xe9;rant spontan&#xe9;ment au th&#xe8;me choisi. Lorsque j&apos;acquis l&apos;ouvrage je pensai y trouver le d&#xe9;tail de certaines pathologies ou bien encore des &#xe9;l&#xe9;ments me permettant d&apos;y d&#xe9;couvrir diagnostics et th&#xe9;rapeutiques. Si l&apos;on y trouve quelques informations de ce type, ce n&apos;est pas un annuaire ou une encyclop&#xe9;die m&#xe9;dicale. C&apos;est autre chose o&#xf9; l&apos;auteur nous livre le fond de sa pens&#xe9;e, m&#xea;lant &#xe0; ses connaissances l&apos;humour, la pertinence, la mythologie et enfin la religion, qui n&apos;est que la continuit&#xe9; de son pr&#xe9;c&#xe9;dent.&lt;br /&gt;Pr&#xe9;cisant dans son avant-propos que &amp;quot;la religion et la m&#xe9;decine ont dormi longtemps dans le m&#xea;me lit&amp;quot;, chamans et plantes participant de gu&#xe9;risons al&#xe9;atoires, la dichotomie se fit pr&#xe9;gnante au fur et &#xe0; mesure que progressait la science. On constate &#xe0; le lire que m&#xea;me de nos jours, en ce d&#xe9;but de XXI e si&#xe8;cle o&#xf9; la science est omnipr&#xe9;sente, les peurs, les angoisses et les pr&#xe9;jug&#xe9;s n&apos;ont pas encore &#xe9;t&#xe9; bannis de l&apos;esprit des hommes. Face &#xe0; la maladie l&apos;ignorance nous &#xe9;gare et fait rejeter, comme autrefois l&#xe9;preux ou pestif&#xe9;r&#xe9;s, ceux atteints d&apos;affections qui effrayent. Et la religion, quelle que soit la divinit&#xe9; pour laquelle elle impose ses croyances, n&apos;est pas absente dans le refus caract&#xe9;riel du progr&#xe8;s. &lt;br /&gt;De la plus simple protection permettant la non-transmission du sida &#xe0; la pratique de l&apos;avortement, de l&apos;eug&#xe9;nisme &#xe0; la mort assist&#xe9;e, de la recherche sur les cellules souches aux m&#xe8;res porteuses, les &#xe9;glises ou, pire, les sectes, refusent &#xe0; priori toute avanc&#xe9;e. Mais la science a toujours su franchir les obstacles et poursuivre, pour le bien de l&apos;humanit&#xe9;, sa progression.&lt;br /&gt;Nous ne partageons pas les m&#xea;mes opinions politiques, mais il en est une que je fais mienne lorsqu&apos;il &#xe9;crit que &amp;quot;...je rejette visc&#xe9;ralement: un syst&#xe8;me dans lequel les aspirations individuelles ne compteraient pour rien face &#xe0; la norme collective, norme impos&#xe9;e aussi bien par une id&#xe9;ologie scientifique dominante que par un Etat dictatorial...&amp;quot;&lt;br /&gt;Entre l&apos;outrance, le fascisme des uns (tel ce meurtre, perp&#xe9;tr&#xe9; aujourd&apos;hui, du&amp;nbsp; m&#xe9;decin am&#xe9;ricain, George Tiller, pratiquant l&apos;IVG) et la ti&#xe9;deur des autres, il est salutaire que des voix s&apos;&#xe9;l&#xe8;vent pour apporter un autre refrain, celui de l&apos;humanisme. Bernard Debr&#xe9; fait partie de ces rares esprits. &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#000033&quot;&gt;B.Debr&#xe9; - Dictionnaire amoureux de la m&#xe9;decine - Plon - 24€&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 01 Jun 2009 10:08:23 GMT</pubDate></item><item><title>Pierre Michon: &quot;Les onze&quot;.</title><dc:creator>patrickpike</dc:creator><link>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/05/21/13807437.html</link><category>litt&#xe9;rature</category><category>les onze</category><category>pierre michon</category><category>r&#xe9;volution fran&#xe7;aise</category><category>terreur</category><category>&#xe9;ditions verdier</category><comments>http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/05/21/13807437.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://patrickpike.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13807437/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://patrickpike.canalblog.com/archives/2009/05/21/13807437.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/07/11/382693/39744651.gif&quot;&gt;&lt;img width=&quot;127&quot; height=&quot;199&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/07/11/382693/39744651_p.gif&quot; alt=&quot;lesonze&quot; style=&quot;margin: 0px 5px 5px 0px; float: left;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#000033&quot;&gt;&amp;quot;Les Onze&amp;quot; est un tableau imaginaire command&#xe9; par trois sans-culottes &#xe0; l&apos;un des peintres, tout aussi fictif, de l&apos;atelier de David. Michon, de son &#xe9;criture &#xe9;vocatrice, riche et d&apos;une puret&#xe9; rafra&#xee;chissante dans ce magma de parutions qui nous envahit d&#xe9;sormais, nous fait p&#xe9;n&#xe9;trer dans l&apos;univers sombre de la Terreur o&#xf9; les machinations, car ce tableau en est une dont on comprendra la signification &#xe0; la fin de ce court r&#xe9;cit, vous conduisaient, sans en conna&#xee;tre toujours les raisons, vers la guillotine. Le Comit&#xe9; de Salut Public ravageait les t&#xea;tes avant de ravager celles de ses membres.&lt;br /&gt;Ce livre, Pierre Michon ne l&apos;aurait probablement jamais &#xe9;crit sans l&apos;intervention de son &#xe9;diteur. En gestation depuis une quinzaine d&apos;ann&#xe9;es, il ne parvenait pas &#xe0; renouer le dialogue avec ses personnages. Puis un jour, par la simple interversion d&apos;un mot au sein d&apos;une phrase, la musique a repris son rythme. On ressent bien, lorsqu&apos;on aborde la seconde partie de l&apos;œuvre, le d&#xe9;clic qui s&apos;est produit. Dans une r&#xe9;cente interview Michon le pr&#xe9;cise. Lorsque Proli demande &#xe0; Corentin, ce peintre limousin dont la g&#xe9;n&#xe9;alogie d&#xe9;roul&#xe9;e en premi&#xe8;re partie fait corps avec celle de l&apos;auteur, s&apos;il veut honorer une commande, il lui pose la question, mais si elle fut purement interrogative dans un premier temps, ce qui ne satisfaisait pas l&apos;auteur, le travail inlassable de l&apos;&#xe9;crivain porta ses fruits lorsqu&apos;il devina que cette demande devait &#xea;tre &#xe9;galement un ordre.&lt;br /&gt;A la premi&#xe8;re version, &amp;quot;veux-tu honorer une commande, citoyen peintre?&amp;quot;, succ&#xe9;da celle qu&apos;on lit d&#xe9;sormais et qui permit &#xe0; Pierre Michon de poursuivre: &amp;quot;Tu veux honorer une commande, citoyen peintre?&amp;quot;&lt;br /&gt;Tout est l&#xe0;, une simple inversion, une infime correction et c&apos;est l&apos;engrenage qui reprend son mouvement pour aboutir &#xe0; la cr&#xe9;ation telle qu&apos;on la souhaite, m&#xea;lant r&#xe9;alit&#xe9; et fiction, imposant &#xe0; l&apos;esprit une peinture des mœurs de cette &#xe9;poque trouble et cruelle, dessinant cette hydre &#xe0; onze t&#xea;tes jamais r&#xe9;unies et pourtant tant d&#xe9;pendantes les unes des autres. C&apos;est ce qui fait la diff&#xe9;rence entre un auteur et les &#xe9;crivaillons dont la prose ne captive nullement. Celle de Pierre Michon est &#xe0; d&#xe9;couvrir pour ceux qui ne le connaissent pas, &#xe0; savourer pour ceux qui le lisent depuis longtemps. Auteur &#xe0; part dans les lettres fran&#xe7;aises, presque confidentiel, il est le garant de la puret&#xe9; d&apos;une langue dont la d&#xe9;liquescence, texto apr&#xe8;s texto, ne peut qu&apos;&#xe9;mouvoir les amoureux de notre culture.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;trebuchet ms&quot; color=&quot;#000033&quot;&gt;Editions Verdier: &lt;a href=&quot;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-lesonze.html&quot;&gt;&amp;quot;Les onze&amp;quot;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 21 May 2009 11:21:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>